Pour un abord clinique de l’autisme

Posted on 10 juin 2012


COMMUNIQUÉ   DE   PRESSE

 

CONFÉRENCES DE PRESSE – FORUM

de l’Association de la Cause freudienne Île-de-France

avec la participation de l’Envers de Paris

Samedi 23 juin à Aubervilliers de 14h 30 à 17h30 Accueil 14h*

 

Samedi 7 juillet à Bourg-la-Reine de 15h à 18h Accueil 14h30**

 

POUR UN ABORD CLINIQUE DE L’AUTISME

La psychanalyse est, aujourd’hui comme en 2003, l’objet de virulentes attaques. Cette fois, l’apparition dans le débat public de l’abord clinique de l’autisme en est le prétexte. Un petit lobby, très militant, entend obtenir l’interdiction de la psychanalyse par voie législative. En ordre de marche, les tenants d’une technique rééducative rude investissent le monde politique et l’univers des médias à la conquête d’un nouveau marché. En rang serré, ils mobilisent universitaires et scientistes promettant le remède miracle. Hostiles à toute dialectique, ils entendent instituer un modèle unique valable pour tous. Au nom de l’universel, ils font le choix explicite d’une société qui invalide toute décision singulière.

Le débat actuel s’étend déjà vers un au-delà de l’autisme. Promotion est faite d’une politique mercantile de soin. Si ce modèle tente, aujourd’hui, de saborder la clinique, il veut demain enserrer toute structure de soin, toute institution médico-sociale. Il exige d’orienter tout praticien et soumettre tout enfant scolarisable à ses protocoles. Il s’agit d’imposer un abord unique de l’humain. De l’étendre, via la même méthode, à un dépistage systématique de chaque enfant. Pour enfin le généraliser à tout apprentissage scolaire. Ici, nulle alternative possible.

Dans ce débat, la psychanalyse a à se faire entendre. Parce qu’un psychanalyste aborde, au un par un, les difficultés d’un être parlant aux prises avec le langage et le corps. Parce qu’il le fait avec la souplesse et le respect qui sied à l’humain selon son symptôme. Parce qu’il le fait avec la précision et la finesse d’un orfèvre. Parce qu’il ne s’appuie pas sur un étiquetage ordonné par des consortiums pharmaceutiques, ni sur des a priori ready made et encore moins sur des modes éphémères. Un psychanalyste prend en compte ce qu’il y a de plus singulier chez chacun afin qu’un traitement soit possible. Il oriente sa thérapeutique sur une rencontre singulière. Il s’appuie sur ce que montre le patient, sur les tentatives, les inventions qu’il met en œuvre au cours du traitement. Il travaille avec l’univers de l’enfant : les parents, les éducateurs, les pédagogues, le personnel de soin, le monde de l’art et de la culture…

L’abord clinique de l’autisme proposé par la psychanalyse est donc radicalement autre. Nous le ferons entendre lors de ces conférences de presse. Elles visent à comprendre les enjeux cliniques, politiques et mercantiles logés au cœur du débat. Elles interrogeront le savoir-faire dont chacun fait usage parce qu’il est aux prises avec la difficulté qu’il y a d’être doué de langage.

L’engagement de chacun est indispensable et sonnera comme un acte politique.

                                                                        Charles-Henri Crochet,

Délégué Régional ACF ÎdF

* Aubervilliers Lycée Le Corbusier – 44, Rue Léopold Rechossière

RER B, station La Courneuve-Aubervilliers puis bus 249 dir. Porte des Lilas, arrêt Maison de Retraite

ou MÉTRO ligne 7 Aubervilliers-4 Chemins Puis bus 249 dir. Dugny, arrêt Maison de Retraite.

** Bourg-la-Reine, Salle des colonnes – RER B, station Bourg-la-Reine

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Posted in: Actus, Editorial