Jérôme et ses quelques traits d’autisme

Posted on 13 juillet 2011

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Présentation du livre

 

 Jérôme et ses quelques traits d’autisme

Séparation et inquiétude, une analyse

 

de Michèle laboureur

Chez l’Harmattan

le mardi 28 juin, à 19 heures

 

Avec la participation de

Yves-Claude Stavy

Avec l’ACF IdF & L’envers de Paris Michèle Laboureur présentera son livre Jérôme et ses quelques traits d’autisme. Séparation et inquiétude, une analyse, dans les locaux des Éditions l’Harmattan. Yves-Claude Stavy viendra dialoguer avec nous et nous accompagner sur le chemin singulier emprunté par Jérôme et son analyste. Cette soirée nous fera revivre une praxis orientée par les travaux de Robert et Rosine Lefort et tout particulièrement, le cas Marie Françoise présenté par Rosine Lefort.

Dans son livre, Michèle Laboureur déploie avec minutie et rigueur la cure de Jérôme. Ce jeune garçon bien mal en point fera un parcours conséquent en s’appuyant sur un double qui a su se rendre disponible. On voit Jérôme, au fil des séances, se constituer un bord en pointillés pour se faire un corps, et articuler une parole qu’il ose enfin prendre avec les risques que cela comporte. Lors d’une séance où il cerne sa question, il clame « Comment on fait pour ne pas être mouru ? »

 

Lorsque Michèle Laboureur préparait des textes pour rendre hommage aux Lefort, elle s’est, pour se faire, attelée à revisiter un cas de sa pratique. Le cas Jérôme, présenté dans son livre, a été contrôlé pendant six années avec Rosine Lefort.

À l’époque Robert et Rosine Lefort tenaient leur séminaire sur l’autisme.  « L’autisme était rénové par l’usage qui pouvait en être fait chez l’adulte en fonction des cinq traits de structure isolés à partir de la cure de Marie Françoise. »

Pour Michèle Laboureur le cas Marie-Françoise pose des questions centrales concernant les jeunes êtres parlant. De même, il donne des orientations précieuses pour la psychanalyse avec les enfants. « Après cette cure, [précise-t-elle] j’ai entendu les enfants autrement, ceci a marqué un tournant dans ma pratique. Comment Jérôme tente d’aborder la question de l’objet ou des registres symbolique et imaginaire ? Certains traits se sont maintenus jusqu’à la fin, qui montraient qu’en dehors du transfert, plusieurs choses étaient inquiétantes. »

Dans son préambule Michèle Laboureur nous indique qu’au « long de l’étude du cas, nous apporterons des précisions notamment sur le caractère du signifiant lié à la jouissance, l’articulation entre l’Autre et l’objet qui se fait par un lien de langage, soit la reconstruction nécessaire du couple de l’objet et du signifiant nécessaire à l’entrée dans le langage où s’introduit le sens. »

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Posted in: Actus