Les enjeux de l’adolescence

Posted on 14 mai 2011

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L’ACF IdF reçoit Hélène DELTOMBE

à propose de son livre « Les enjeux de l’adolescence »

Rendez-vous

Mardi 17 mai 2011 à 20H00

à la Mairie de Versailles, Salle Montgolfier (sous-sol, escalier de gauche)

Renseignements : Anne-Marie Landivaux
06 21 95 42 66
am.landivaux@orange.fr

Les enjeux de l’adolescence

Au XXIe siècle, peut-on encore parler de crise d’adolescence ?

Hélène Deltombe nous invite à chercher ce qui caractérise cette crise et ce qui empêche –au cas par cas – qu’elle soit un passage fécond. L’auteure nous transmet le savoir lire entre les lignes de l’énonciation de Sylvie et Diane, jeunes anorexiques, de Roxane et sa phobie des insectes, de Laurent, le « voyou » qui sème la terreur dans son entourage, de Valérie, abusée par son père durant l’enfance et pétrifiée par sa propre charge de culpabilité, de Damien et du leurre de la dépression, d’Amélie et de son refuge dans l’addiction à la drogue… et de leur élaboration analytique grâce à la prise en compte de leurs trébuchements et son parti pris des scansions.

Hélène Deltombe nous convie aussi à visiter ou revisiter la clinique de Freud avec Dora et Katharina, le témoignage de Françoise Sagan à travers son héroïne Cécile, le roman de Patrick Modiano, « Dans le café de la jeunesse perdue », qui permet de découvrir que la vraie dépression est la mélancolie et le film « Following Sean » qui met en scène l’échec des expériences de vie communautaire.

Roger Fauroux met en évidence, dans ses travaux, l’exclusion de nombre de jeunes du savoir et leur exclusion du monde du travail avec la montée du chômage. Hélène Deltombe nous rappelle que Jacques Lacan en avait déjà tiré les conséquences subjectives sur les plans clinique et théorique. Le déclin du Nom du Père rend nécessaire la construction d’une société « où deviennent efficients les Noms du Père, c’est-à-dire des signifiants, des institutions, des éléments essentiels de la culture qui soient à même de constituer des appuis fondamentaux pour les adolescents ».

Dans nos sociétés modernes, l’adolescence est une transition particulièrement chargée de tensions et d’angoisse.

Hélène Deltombe écrit : « C’est l’adolescent qui a les cartes en main. C’est à lui de les jouer et c’est à la société de faire en sorte que le jeu soit possible… L’adolescent pressent, peut-être depuis l’enfance, qu’il existe une autre scène, une scène à laquelle il n’a pas accès, la scène de l’inconscient. Des vérités refoulées le concernent. Et ces vérités, s’il y avait accès, lui donneraient des clés pour tenir le pari de ses désirs »… et de leur objet.

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