40e Journées de l’ECF

Posted on 27 septembre 2010


40e JOURNÉES DE L’ÉCOLE DE LA CAUSE FREUDIENNE

Guérir avec la psychanalyse…

JE VIENS POUR ÇA !


Ce qu’on demande à un psychanalyste n’est pas toujours ce qu’on désire

Les 9 et 10 octobre 2010, au Palais des Congrès de Paris

Inscriptions et renseignements sur http://www.causefreudienne.net

Après les Journées de Rennes, les XLes Journées de l’École de la Cause freudienne ou « Journées 40 » nous proposent d’examiner l’efficace du désir de l’analyste sur la demande qui lui est faite. Que vient-on lui demander, à quel moment choisi ? Les entretiens préliminaires accueillent cette demande dont la formalisation en un « je viens pour ça » marque d’une pierre le début d’un parcours. Cet énoncé n’est déjà plus tout à fait du registre de la plainte, puisqu’il nomme une « clocherie » de l’existence. Il ne détermine pas plus la voie qui sera suivie que ne le font ces fausses lignes droites que le paysage réserve parfois au voyageur, avant que celui-ci, soudain, ne réalise que sa route bifurque ou qu’elle sinue. Ainsi, l’écart entre la demande et le désir fait l’enjeu même de la cure et situe, autrement et dans l’après coup, le « je viens pour ça » qui diffère d’un « je suis venu pour ça » : le psychanalyste devient le partenaire de celui qui s’adresse à lui, engageant dans l’opération ce que fut pour lui-même l’expérience de la psychanalyse.
Voilà qui justifie l’invitation à ne pas lâcher le fil de l’énoncé en première personne, qui donne à ce travail d’élaboration son caractère authentique et constitue la source vive des travaux en psychanalyse. Cette exigence n’est pas seulement scientifique, elle est aussi éthique au sens où, aujourd’hui, le mode globalisant du traitement de l’individu par le groupe (les populations) s’affronte à un mode de traitement du lien social par la voie du sujet, tel que la psychanalyse le soutient. Ce dernier est le seul recours à la dérive dangereuse d’une massification, avec ce que celle-ci charrie de perte définitive des repères familiaux, culturels et linguistiques. Autrement dit, pas d’histoire sans hystoire, selon le mot utilisé par Lacan pour dire ce qu’il reste, à chacune et à chacun, de son histoire personnelle au terme d’une analyse.
Ces Journées seront une occasion supplémentaire de témoigner de notre passion de démontrer, en bonne et due forme, ce que sont les effets de la psychanalyse, seule arme contre la violence des attaques dont elle fait régulièrement l’objet, au-delà de la polémique qui tente, à l’occasion, de ternir la réputation de Freud pour détruire les fondements de son invention. Ce thème nous offre l’opportunité de préciser ce qu’une visée thérapeutique peut être, selon le lien logique tendu entre le début et la fin d’une cure ; il nous invite donc à faire savoir comment la psychanalyse se distingue de nombreuses méthodes psychothérapeutiques, fussent-elles par la parole.

Jean-Daniel Matet

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